L’innovation

 24 octobre 2008 par Benoit Therrien /

Depuis plusieurs années on réalise à quel point l’innovation est importante pour qu’une entreprise puisse survivre et devenir compétitive. La terminologie ainsi que la nature de l’innovation s’est modifiée avec les années. De façon traditionnelle, nous retrouvions l’innovation dans les départements de R&D et dans les laboratoires des entreprises. L’innovation était définie, comme étant la résultante de travaux de recherche scientifique, résultant d’un processus fixe, débutant par l’élaboration d’une hypothèse, vérification de cette hypothèse…

Dans les années 80, le modèle japonais est arrivé avec un changement dans la façon de voir l’innovation. Les japonais avaient comme principe de base que tous les employés, qu’ils soient dans des laboratoires ou sur la chaine de production, avait le devoir et la possibilité d’innover. Les retours sur investissement de chaque petite innovation, augmente la rentabilité ainsi que la compétitivité de l’entreprise, et ce, en plus de motiver et de sensibiliser les employés sur leur apport au succès de l’entreprise.

La notion d’innovation s’est modifiée et s’est propagée dans l’entreprise. Alors qu’auparavant, innovation était un synonyme d’avancement technologique, l’innovation s’est répandue dans l’entreprise et a eu comme conséquence, l’amélioration des produits et services de l’entreprise, ainsi que l’amélioration des processus de l’entreprise.

Un produit ou un service a une durée de vie limitée. Le département d’innovation se doit de gérer ces innovations, selon leur durée de vie, selon la concurrence ou le cycle de vie des innovations.

Si on pense à l’électronique, le cycle de vie d’un produit est très court. On se doit donc d’accélérer sa commercialisation et de modifier la production et la stratégie de prix et de marketing, très rapidement.

Dans le milieu pharmaceutique, le cycle d’un produit est intimement relié avec la durée du brevet.  La stratégie et la vitesse de commercialisation du produit affectera la rentabilité d’un produit.

Au niveau des services, la gestion des innovations est beaucoup plus subtile et complexe, car leur implantation ne requiert souvent pas grand changements au niveau de la production, mais génère des changements au niveau humain et structurel.

Donc la gestion d’une innovation se doit d’être selon le marché, le type d’innovation et la structure légale qui régit cette innovation.

Transformation de l’innovation

L’innovation ne se fait plus seulement dans les laboratoires de recherche ou dans les usines, elle se fait aussi dans les départements de services à la clientèle, de marketing, d’administration, etc.

Auparavant, les départements de recherches innovaient et par la suite on analysait le potentiel commercial.  De nos jours les innovations sont souvent à la remorque de ce que le marché désire. La créativité et l’innovation proviennent souvent de concert entre le département de marketing et le département de recherche.

Pour faire le pont entre ces deux solitudes, il faut un département ou un directeur de l’innovation très efficace, qui  arrimera ces départements, pour la réussite de l’entreprise.

Les entreprises technologiques sont-elles risquées?

 23 septembre 2008 par Benoit Therrien /

On entend souvent dire, que les entreprises technologiques sont des entreprises très risquées, qu’effectuer de la recherche et développement est aussi très hasardeux et que les entreprises technologiques faisant beaucoup de R&D sont donc par addition, doublement risquées. Regardons de plus près le risque d’une entreprise.

Le risque :

Nous avons souvent tendance à confondre en affaires, le risque et l’inconnu. Si je prends en exemple le secteur de la restauration, ce domaine est relativement connu, tout le monde mange au restaurant, on comprend aussi que pour être rentable, le restaurateur doit utiliser la formule mathématique suivante (le nombre de repas servie X la marge bénéficiaires sur chaque repas) – frais fixes = profit ou perte. Par exemple au centre-ville de Montréal il y a des centaines de restaurants, tous différents, et en général, de bonne qualité.  Ouvrir un restaurant au centre-ville de Montréal, veut donc dire, s’implanter dans un endroit hyper compétitif. Combien de restaurants passent le cap des trois ans? Une infime partie. On en vient donc à la conclusion, que la restauration est un domaine connu, mais extrêmement risqué.

Les entreprises technologiques opèrent de façon différente. Elles font de la R&D, qui est un domaine incertain, mais qui les aideras à se démarquer, donc à diminuer la compétition de leurs produits ou services.  On peut donc pousser l’analogie en disant que plus la R&D est risquée, moins la compétition sera présente.  Si on tient compte que pour un salaire R&D, une PME reçoit en crédit d’impôt à la R&D l’équivalent de 82%, son risque net n’est que de 18% du montant investi dans la recherche et développement.

Le plus grand risque des entreprises technologiques est le développement d’un produit ou un service qui ne répond pas au marché actuel.  La raison peut être une mauvaise lecture du marché, le produit ou service n’est pas adapté au marché ou le produit ou service est trop en avant du marché.

Est-ce à dire que le principal risque d’une entreprise technologique est la lecture du marché et son marketing?  Ce n’est sûrement pas le seul risque, car il existe toujours un risque dans un projet de recherche et développement, mais souvent les entreprises technologiques sous-évaluent le risque du marché.  Dans un projet de développement, le marketing devrait être élaboré avant le début du développent, pour minimiser les chances que le produit ou service ne réponde pas au marché.

Donc pour une entreprise technologique, le nerf de la guerre, est son avance technologique et sa capacité à bien répondre au marché.

La question maintenant qui se pose est, êtes-vous prêt à prendre le risque de ne pas faire de la R&D?

Un blogue de comptable?

 23 juin 2008 par Benoit Therrien /

Bienvenue sur mon nouveau blogue.

Ce blogue se veut une discussion sur les problèmes, les expériences et les défis qui touchent les PME technologiques.

Les sujets sont innombrables; Gestion des liquidités, impôt et fiscalité, planification stratégique, gestion du personnel, ratios financiers, états financiers, marketing et j’en passe.

Pour débuter, j’aimerais vous parler des problèmes de financement.

Comme vous le savez sûrement il n’est pas toujours facile d’avoir un financement bancaire. La principale raison étant qu’une banque exige toujours une garantie. Dans la plupart des cas, les sociétés de haute technologie, ont très peu de biens tangibles, à donner en garantie. Pour ce faire il existe des façons alternatives pour se financer. Par exemple, en allant chercher une garantie de prêt avec Investissement Québec, vous pouvez financer jusqu’à 75% de vos crédit d’impôt à la R&D.Banque

Si vous avez des dépenses de commercialisation à l’extérieur du pays, Développement Économique Canada peut vous financer jusqu’à 50% de vos dépenses, avec un prêt sans intérêt.

Les banques peuvent aussi faire des crédits bails, à des taux avantageux.

Quelle est la meilleure banque pour une PME de l’industrie du savoir?

Plusieurs banques ont mis en place un département de l’industrie du savoir / haute technologie. Assurez vous de vous adresser à ces départements. Si vous voulez avoir des noms de contact, envoyez-moi un message et il me fera plaisir de vous référer à des gens compétents.

Vous avez d’autres façons de vous financer, partagez les avec nous.

Benoît Therrien c.a.

  • Archives
  • Liens

  • Accueil :: Services :: Équipe :: Information technique :: Bulletins d'information :: Blogue :: Coordonnées